Pour le nouveau président de la FEG, Alain-Claude Kouakoua, élu le 12 juin 2026, qui défend une vision claire : aucune transformation durable ne peut être conduite sans une participation active des entreprises. Cette deuxième édition du Gabon Economic Forum (GEF), pilotée par la Fédération des Entreprises du Gabon, traduit une volonté du secteur privé de ne plus être simplement consulté, mais de tenir seul la barre d’un forum jadis organisé par le ministère de l’Économie. Sur la table des échanges du GEF, les huit feuilles de route issues du Haut Conseil pour l’Investissement tenu début juin à Libreville visent à formuler des objectifs spécifiques et à harmoniser le tout avec une certaine continuité institutionnelle inédite.
18 000 milliards de F CFA, le chiffre qui révèle tout
Le secteur privé doit financer les deux tiers de l’effort de développement national issu du Plan national de croissance et de développement 2026-2030, soit près de 18 000 des 27 000 milliards de F CFA nécessaires à la transformation de l’économie gabonaise.
Dans le rapport du forum de 2025 figuraient des sujets liés à la signature de l’État, à la prévisibilité des règles et au paiement des fournisseurs par la commande publique, des informations révélatrices d’une tension structurelle pour laquelle l’État gabonais a un besoin massif de capitaux privés, mais peine encore à offrir l’environnement contractuel, fiscal et judiciaire qui les attire et les retient. Ce forum a permis d’aborder ces thématiques et offre à la FEG un cadre lui permettant désormais de réclamer et de peser sur les conditions de cet investissement, une demande légitime.
Ce que les prochains mois révéleront
Pour l’heure, la réponse du gouvernement aux quarante recommandations transmises est attendue. Ainsi, si chacune de ces recommandations se voit assigner un responsable, un calendrier et un mécanisme de suivi public, le GEF aura changé de nature : il sera passé d’un forum de diagnostic à un outil de gouvernance économique.
